Lufthansa Technik ouvre un centre de fabrication additive pour l’aérospatial

Lufthansa Technik est l’un des principaux services de maintenance, réparation et révision d’avions civils. Il s’agit d’un service rattaché à la compagnie aérienne allemande éponyme. L’entreprise assure la fiabilité et la disponibilité de la flotte de ses 800 clients dans le monde. Elle a récemment annoncé l’ouverture d’un centre de fabrication additive en Allemagne. Celui-ci lui permettra de produire des pièces d’avion plus légères plus rapidement. Lufthansa Technik rejoint ainsi les acteurs de l’aérospatial qui utilisent les technologies de fabrication additive pour améliorer leur productivité.

 

Dans le secteur aérospatial, le poids des avions est primordial. Rechercher la légèreté des pièces est un des principaux objectifs pour les constructeurs. En effet, cela permet de diminuer la consommation en carburant et donc réduire considérablement les coûts. En ayant recours à la fabrication additive et à l’optimisation topologique, les fabricants sont capables de créer des pièces plus légères. Cette technologie permet de mieux répartir le poids d’une pièce et supprimer la matière là où elle n’est pas nécessaire. Lufthansa Technik a donc ouvert un centre de fabrication additive pour mieux répondre à ces besoins et diminuer ses coûts.

 

Un prototype de dissipateur thermique imprimé en 3D (crédits photo : Lufthansa Technik)

Un centre de fabrication additive pour alléger le poids des avions

Cela fait déjà un an que Lufthansa Technik se penche sur la fabrication additive. Toutefois, il faut du temps avant qu’une technologie ne soit approuvée et adoptée dans le secteur du MRO (Maintenance, Repair and Operations). Pendant ce laps de temps, des stratégies ont été élaborées pour faciliter l’introduction de cette technologie par une équipe composée :

  • d’experts de Lufthansa Technik
  • de spécialistes en impression 3D
  • de partenaires industriels
  • d’instituts de recherche

 

Pour l’entreprise allemande, le développement du processus de réparation est primordial. Cependant, il s’agit d’un défi de taille. En effet, les normes en vigueur dans l’industrie aéronautique sont encore rudimentaires ou en cours d’élaboration. Lufthansa Technik travaille en collaboration avec Oerlikon pour améliorer la compréhension et la répétabilité de ces processus. Ensemble, ils imprimeront des pièces à géométrie complexe sur trois imprimantes sur trois sites différents. Le but étant de comprendre tous les paramètres qui influent sur les performances d’une pièce imprimée en 3D. À la fin de ce test, les deux partenaires espèrent établir des méthodes et normes pour garantir des objectifs de performance précis.

 

Un outil imprimé en 3D pour réparer une chambre à combustion défaillante (crédits photo : Lufthansa Technik)

 

Pour l’instant, Lufthansa Technik se concentre sur les alliages à base de nickel et les composants de moteur soumis à de fortes contraintes. L’entreprise affirme qu’elle a déjà réalisé des progrès importants avec des imprimantes 3D métal. Ainsi, elle utilise la machine EOSTATE MeltPool qui est une extension du système EOS M 290. Aenne Koester, responsable du centre de fabrication additive, explique :

 

“Notre centre servira de plate-forme de collaboration où l’expérience et les compétences acquises par Lufthansa Technik en termes de fabrication additive. Son objectif est d’accroître le degré de maturité des technologies et de développer des produits adaptés à la production.”

 

La fabrication additive montre déjà de réels avantages pour le secteur aérospatial ! Si vous souhaitez vous lancer sur ce marché, n’hésitez pas à contacter notre équipe commerciale qui pourra vous aider dans vos premiers pas.